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La vie serait belle s'il n'y avait pas l'Etat pour nous la gâcher
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18 novembre 2014

L’ « Ukraine » par Olivier de Laroussilhe

La Collection « Que sais-je ? » (9b)

Aux sources de la Nationale-Anarchie : l’Ukraine (1c)

 

Suite de http://antiintox.canalblog.com/archives/2014/10/18/30766772.html

 

N°3371 : L’ « Ukraine » par Olivier de Laroussilhe.

 

Après que Trotsky et Djerzinski se soient livré à une répression inouïe, la NEP ouvre une période de libéralisation et de retour d’une certaine prospérité. La langue ukrainienne est même rétablie en 1927 et une culture nationale se développe. D’un autre côté la Russie seule représente l’URSS (et donc l’Ukraine) à l’extérieur et le PC russe contrôle tout à l’intérieur.

Tout cela pris fin en 1933 avec les purges staliniennes. Le génocide qui s’en suivra est suffisamment connu désormais pour qu’on ne s’y attarde pas. La réquisition des denrées agricoles fut imposée pour payer les usines US livrées clef en main* nécessaire à la révolution industrielle et les paysans durent céder leurs terres et aller vivre (ou plutôt mourir) dans les fermes collectives qui n’avaient que bien peu de différence avec le Goulag. Idem pour les usines du Donbass qui virent une forte immigration russe. Construction du barrage géant de Zaporojie, le plus grand du monde.

En Ukraine polonaise, se créer l’UVO (http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Ukrainian_Military_Organization) en 1921 fondée par Konowaletz (http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Yevhen_Konovalets). En 1923, la répression polonaise qui ne tient pas ses promesses d’autonomie engage l’UVO dans une campagne d’attentats et rejoints l’OUN (http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=OUN), gouvernement ukrainien en exil à Londres, mais aussi à Berlin où elle trouvera le soutien du contre-espionnage militaire allemand (http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Abwehr) et notamment de l’Amiral Canaris très heureux de trouver (Hitler n’est pas encore au Pouvoir) en eux un moyen d’emmerder les polonais qui se sont engager dans une dure répression (http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Pacification_of_Ukrainians_in_Eastern_Galicia_%281930%29). Stefan Bandera (http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Stepan_Bandera) en dirigera la branche militaire en Pologne et en URSS à partir de 1938 et fera scission en 1940 pour la création d’un mouvement à nationalisme intégral (social).

On aura ainsi 2 OUN, l’OUN-B dirigée par Bandera

Organization_of_Ukrainian_Nationalists_(B)

ps185

Et L’OUN-M dirigée par http://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Andry_Melnyk

Organization_of_Ukrainian_Nationalists-M_svg

melnyk

Suite au démembrement de la Tchécoslovaquie de 1938, une République ukrainienne sub-carpathique (le Ruthénie) proclame son indépendance (http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Carpathian_Ukraine). Elle ne durera pas longtemps puisque la Hongrie lui retire des territoires (la Pologne l’agresse aussi mais n’en retirera rien si n’est d’empêcher la Hongrie de tout annexer) et finalement la Hongrie annexe le reste quand même en 3/1939 en même temps qu’Hitler (le coup de Prague) liquide ce qui reste de la Tchéquie. La Pologne à ce moment, comprend enfin, mais sacrément tardivement, qu’elle est la prochaine sur la liste. Mais cette Ukraine indépendante qui n’aura durée que 6 mois est la 1ère à arborer un drapeau que vous connaissez maintenant tous :

688px-Subcarpathia_Carpatho-Ukraine_svg

800px-Flag_of_Ukraine_svg

Lorsque le 17/9/1939, Staline poignarde les polonais dans le dos en vertu du Pacte germano-soviétique et sans que France (allié de la Pologne) et surtout Grande-Bretagne (qui a garanti les frontières polonaises après le coup de Prague) ne lui déclarent la guerre, l’Ukraine (moins la Transcarpathie devenue hongroise) est réunifiée sous le drapeau soviétique. La Bukovine du nord rejoint à son tour l’Ukraine en 6/1940 lorsque l’URSS annexe la Bessarabie roumaine (une bande de territoire est alors rattachée à l’Ukraine, ce qui deviendra la Transnistrie). Le NKVD « nettoie » alors cette Ukraine qui n’a jamais été soviétique ni même russe puisqu’elle fut austro-hongroise. Le 25/2/1941, l’Abwher encadre la création d’une « Légion ukrainienne » unofficiellement.

Suite aux 1ers succès allemands qui suivent l’invasion de l’URSS le 21/6/41 et la prise de Kiev le 19/9, l’OUN proclame donc l’indépendance dès le 30/6 (http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Proclamation_of_Ukrainian_Independence) et sont très surpris d’être arrêtés par la Gestapo qui envoie Bandera en camp de concentration et en exécute pas mal d’autres. En effet, la politique d’Hitler est de faire de l’Ukraine une colonie allemande et des ukrainiens des esclaves… bref, la même politique que celle de Staline à leur égard. L’Ukraine est a nouveau partagé : l’Ouest est sous le gouvernement général de Pologne, la Bukovine ré-annexée par la Roumanie et le centre et l’est sous administration militaire. C’est ainsi que l’OUN se retrouve dans la Résistance aux nazis comme les maquis des bolchos. En 1942, naît l’UPA dont on a déjà parlé http://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Ukrainian_Insurgent_Army qui combattra à la fois les nazis et les maquis bolchos. D’autres, particulièrement marqués, soit par le génocide de 1933, soit par les crimes du NKVD de 1940, rejoignent l’armée allemande qui après ses défaites devant Moscou (12/1941) puis Stalingrad (12/42) finit par les accepter. Après la défaite décisive de Koursk (7/43), ces troupes formeront même la 14ème SS Divisionen Galicia. Des accusations de crimes antisémites leur seront attribués, mais il ne s’agit en faites que de représailles sur les familles de membres du NKVD (dont la plupart étaient Juifs) qui avaient tué, torturé, violé, déporté les leurs. Contrairement au russe, l’ukrainien n’est pas antisémite par nature et on verra dans un autre article pourquoi.

Après le reflux nazi (prise de Kiev par les russes le 6/11/43), l’UPA combattra les soviétiques de retour (en 2/44, Vatoutine, l’un des vainqueurs de Stalingrad et de Koursk, trouve la mort dans un combat avec l’UPA) puis en Galicie et Volhynie les polonais de Londres d’abord, communistes ensuite jusqu’en 1950. Jamais la Pologne ne ré-annexera ces territoires et cela est dù bien plus à l’UPA qu’à la trahison par Churchill à Yalta de la parole donnée (vous vous rappelez, la « garantie » des frontières polonaises faites par eux en 3/1939). 500.000 ukrainiens supplémentaires sont déportés par Staline avec les Tatars de Crimée. La minorité polonaise d’Ukraine disparaît, chassée par Staline vers la Pologne où ils s’installeront en Prusse, Silésie, Posnanie évacuée par les allemands. A la fin de la guerre, l’Ukraine est aussi ravagée qu’à la fin de la guerre civile ; Kharkov a été l’objet de pas moins de 6 batailles, prise et reprise ; l’industrie a disparue, « déménagée » avec ses travailleurs dans l’Oural avant l’arrivée des allemands. L’Ukraine affiche 6 millions de morts civils pour avoir servie de champ de bataille, 2/3 des 3 millions de Juifs ont disparus. La récupération des territoires pris par polonais, roumains et hongrois (la Transcarpathie rejoint le reste de l’Ukraine pour la 1ère fois depuis le Moyen-âge) ne compense pas ces pertes. L’Ukraine se trouve ainsi unifiée pour la 1ère fois de son Histoire et c’est l’un de ses pires tortionnaires, Staline, qui impose aux alliés qu’elle ait un siège à l’ONU. Khrouchtchev, lui-même ukrainien, lui rajoute le cadeau empoisonné d’une Crimée majoritairement peuplée de russes en 1954. Le nouveau maître relance efficacement l’industrie, mais échoue sur ce que seul Boukharine avait compris, l’agriculture. Cet échec, avec Cuba, précipite la chute de Khrouchtchev. La fin de l’ère stalinienne voit la réapparition d’intellectuels ukrainiens et des publications clandestines (samizdav). Leonid Pliouchtch est le plus connu en Occident. Brejnev russifie encore le pays et poursuit les opposants. Pliouchtch est interné psychiatriquement (1973) avant d’être expulsé (1976).

Les 1ères élections démocratiques en URSS en 3/1989 entraine la chute du Mur le 9/11/1989 qui entraine celle de l’URSS en 1991. Tchernobyl (26/4/1986) ne sera pas pour rien dans le résultat du référendum sur l’Indépendance dont on parlera dans le prochain N°.

 

 

 

 

*C’est un des éléments majeurs du succès du New Deal de Roosevelt et de la reprise économique américaine aujourd’hui encore sciemment sous-estimée quand il n’est pas purement et simplement passés sous silence ; l’autre élément étant, avec les « grands travaux » (les seuls dont on parle généralement à propos du New Deal), la modernisation de la flotte et la construction de nombreux croiseurs, porte-avions et sous-marins pour faire face à l’expansion japonaise sans parler d’une aviation en pleine expansion qui invente le bombardement en piqué (Curtiss Helldiver) que s’empresseront de copier presque toutes les autres puissances, et notamment l’Allemagne (Hs 123 et surtout Ju 87 Stuka) et le bombardement stratégique moderne (le B 17 Flying Fortress apparaît en 1935). L’aviation civile n’est pas en reste avec notamment le DC 3 qui apparaît la même année et… qui vole encore dans quelques compagnies du Tiers-Monde. Sikorsky et Boeing construisent les « clippers », des hydravions géants qui relient la Californie aux Philippines via Hawaï, Wake et Guam. Sont même construit des Zeppelins porte-avions pour la flotte du Pacifique, mais cela restera expérimental. De même que des croiseurs sous-marins. Bref, largement de quoi relancer la croissance !

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  • Anarcho-nationaliste, naturiste, athée ou paien, anti-conformiste et politiquement incorrect. Combattre la Gauche d’aujourd’hui avec les idées de la Gauche d’hier ; hippie hier, hippie toujours, bobo jamais ! Pour une nouvelle candidature Coluche !
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